
Pour ce dernier match de la 21e journée, Jean-Louis Garcia devait se passer des services de Sow, en sélection, et de Berenguer, suspendu. Le onze lensois était le suivant : Fabre dans les buts, Yahia et Queudrue en défense centrale, Démont et Bergdich sur les flancs, Kondogbia et Baal à la récupération, Ben Saada et Cuvillier à l'animation, et le duo Pollet-Toudic en attaque.
Devant des travées désertées – si ce n'est une tribune sang et or toujours aussi animée –, la rencontre débutait sur un bon rythme, Giuly, d'un côté, Pollet, de l'autre, donnant énormément de travail à leurs gardes du corps respectifs. Après une frappe trop croisée de l'attaquant lensois (7e), c'est Germain, d'un tir des vingt mètres rasant le poteau droit, qui offrait aux Azuréens leur première véritable occasion (16e). Puis c'est un coup franc de Kurzawa qui, dévié, manquait de peu de surprendre Fabre, finalement à la parade (24e). Maladroits sur leurs nombreux coups francs, les Artésiens se signalaient à leur tour, sur corner, avec une tête piquée de Queudrue manquant de peu sa cible (37e).

Aussi palpitante qu'indécise, cette première mi-temps aurait pu tourner à l'avantage de l'ASM si, à la réception d'un centre prolongé par Germain, Giuly n'avait vu sa reprise à bout portant être renvoyée par la transversale (42e). Le dernier mot revenait pourtant au Racing avec, à la réception d'un centre de Cuvillier, un but inscrit par Pollet mais qui était logiquement refusé pour une main de l'attaquant belge (43e). La marque nulle et vierge sur laquelle la pause était atteinte, ne reflétait donc guère la teneur des débats.
Si, au retour des vestiaires, les deux équipes reprenaient le combat avec la même intensité, seul Monaco allait rapidement parvenir à sortir les marrons du feu. Dans les secondes qui suivaient une action chaude devant le but de Fabre, l'ASM se procurait un coup franc à trente mètres. Rapidement joué, le ballon parvenait à Germain qui, étrangement démarqué à gauche de la surface, n'avait plus qu'à aller remporter son duel face au portier lensois (1-0, 49e). Les hommes de Jean-Louis Garcia, encore sonnés par cette ouverture du score, se faisaient ensuite surprendre en contre. Giuly transmettait sur sa gauche à Germain qui laissait le ballon filer au bénéfice de Yatabaré dont la reprise aux seize mètres passait sous le ventre de Fabre (2-0, 55e).

Loin de s'effondrer, les Sang et Or allaient alors se ruer à l'attaque : frappe de Toudic aux vingt mètres sur laquelle se couchait Sourzac (61e), tentative à la même distance de Pollet, hors cadre (62e), tacle du portier azuréen devant Pollet sur une passe en retrait mal assurée (63e). Peu après l'entrée de Hazard pour Ben Saada (68e), le Racing obtenait enfin la première récompense de ses efforts. Bénéficiant, dans la surface, d'un bon ballon de Démont, Toudic réduisait le score d'une puissante frappe croisée (2-1, 69e) ! Sur sa lancée, Toudic était bien prêt d'égaliser sur un centre de Hazard dont Yatabaré manquait l'interception. Surpris, l'attaquant lensois ratait, lui aussi, le cuir au moment de reprendre, à bout portant, devant le but vide. Rageant (71e) !
L'égalisation était à nouveau à portée de pied du Racing sur un coup franc tiré à ras de terre par Cuvillier. Sourzac ne parvenait qu'à repousser le ballon devant lui, ballon sur lequel se jetait trois adversaires, et qui leur était subtilisé, in extremis et du bout du pied, par un incroyable réflexe du gardien (76e) ! Tandis que Rémy remplaçait Queudrue (79e), la défense monégasque était aux abois et accumulait les avertissements. Après une demi-volée de Hazard dans la surface, malheureusement trop croisée (84e), c'était au tour de Cuvillier de laisser sa place à Maurice (85e).

Il était impossible que Lens perde un tel match mais la réussite semblait fuir les Artésiens, à l'image de cette superbe action collective dans la dernière minute du temps réglementaire, conclue par un centre de Yahia, côté droit, pour une tête plongeante de Pollet au premier poteau. Au ras du montant (90e) ! Avec l'énergie du désespoir, les Sang et Or se ruaient, dans les arrêts de jeu, sur le but azuréen. Sans résultat. Et c'est alors que tout semblait perdu, que Toudic, des trente mètres et sans élan, parvenait à décrocher la Lune. Sa frappe flottante, rebondissait devant le but avant de se ficher entre le poteau et les doigts de Sourzac, impuissant et atterré (2-2, 93e) ! Dans les ultimes secondes de jeu, ce Racing, combatif comme jamais, décrochait un précieux point et une belle cargaison de confiance pour les rendez-vous à venir, à défaut d'une victoire qu'il aurait pourtant mérité d'obtenir au vu de la physionomie de la partie.
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