
Non. Je m'y suis un peu préparé. A partir du moment où nous nous étions mis d'accord avec le club pour trouver une solution afin d'avoir du temps de jeu, je me suis préparé à toutes éventualités. Le fait d'aller dans le nord ne m'a donc pas trop surpris... Mais je suis originaire du nord : je suis de Paris. Ce n'est pas très loin ! [Rires]
Avec René Girard, c'était clair depuis le début. Il m'a tout de suite dit qu'il comptait sur moi. Après il y a eu aussi des moments où j'étais blessé, notamment en équipe de France Espoirs, et j'ai mis un peu plus de temps à revenir. Il faut dire aussi que le groupe montpelliérain tournait bien. Nous avions les résultats mais en même temps, personnellement, je ne pouvais pas trop revendiquer quelque chose car avec un avant-centre qui marque but sur but, je ne pouvais que rester derrière, et travailler dans son ombre. J'ai commencé à reprendre, à faire des entrées, tout ça. Et ensuite, nous avons eu à nouveau une discussion à la fin du mercato avec le coach pour voir si ce n'était pas la meilleure solution, pour moi, de venir chercher du temps de jeu afin de pouvoir revenir encore plus fort. Il était assez réticent à ce sujet. Pas mal de clubs ont appelé pour me demander en prêt mais quand le RC Lens a manifesté son intérêt à mon égard, il a tout de suite ouvert la discussion. Auparavant, il était assez fermé à toutes les autres équipes mais avec René Girard et Lens, cela a tout de suite passé car Lens est un grand club.

Pour ma part, et tout le monde le sait, Lens n'est pas un club de Ligue 2 mais de Ligue 1. Avec les infrastructures du centre technique et sportif, avec le stade et tout l'engouement qu'il y a autour de cette équipe, il est clair que ce n'est pas un club de Ligue 2. Certes, ils ont traversé une période difficile avec l'accumulation de mauvais résultats et la descente en Ligue 2 mais Lens reste un club de Ligue 1 avec tout ce que cela comporte.
Non, je ne pense pas car, avec Lens, nous avons un objectif en commun : accéder à la Ligue 1. Certes, nous ne sommes pas très bien classés mais cela reste serré, et tout peut aller très vite. Il suffit qu'on enchaine deux victoires de suite, et nous n'avons plus le même discours. Il faut relativiser et continuer à travailler parce nous avons un très bon groupe. Moi, je me suis déjà préparé, il faut tout de suite rentrer dans le bain ! Je dois m'habituer au plus vite pour pouvoir bien m'intégrer. Aujourd'hui, je suis à part entière à Lens, je rentre directement dans les objectifs du club.
Non, je ne pense pas car c'est moi le joueur, et c'est moi qui décide où je vais jouer aujourd'hui. C'était mon souhait de choisir le RC Lens. Après, j'ai eu une discussion avec René Girard. Ce n'est pas Louis Nicollin qui a changé quoi que ce soit. Il était en vacances d'ailleurs [rire]. J'ai aussi parlé avec tous les entraineurs qui m'ont approché. Si cela n'avait pas été Lens, cela aurait était Boulogne car j'ai vraiment apprécié le discours des deux coachs. Mais quand le staff et les dirigeants lensois ont montré tout l'intérêt qu'ils éprouvaient pour moi, je n'ai pas hésité.

Oui, j'ai été formé à ce poste là. J'ai d'ailleurs gagné la Gambardella grâce à ça. C'est le poste où je me sens le mieux.
Ca fait du bien ! C'est quelque chose de positif. A Montpellier, même si l'on sait que l'engouement est là, on va dire que le public ne suit pas trop. Lens est réputé pour avoir des supporters et un public extraordinaire, et je ne demande qu'à le voir ! J'ai vraiment hâte de découvrir Bollaert !
[Sourire] Oui. D'ailleurs, je n'en ai pas parlé qu'à Henri. Le soir où le Président Gervais Martel m'a appelé, nous étions trois dans la chambre, Vito Hilton, Henri et moi, en train de préparer le match contre Nice. Ils m'ont tout de suite rassuré car moi, j'ai été formé à Montpellier. Cela fait huit ans que je suis là-bas, et c'est un peu difficile de quitter mon club de formation, un club qui m'a tout donné. Donc, j'étais un peu réticent, et il fallait que je sois rassuré aussi. J'ai eu aussi John Utaka au téléphone qui m'a parlé avant de partir, et il m'a dit que je ne devais pas m'en faire parce que le club est super bien structuré, et le président est très gentil. Cela m'a tout de suite mis à l'aise. John était un peu comme mon mentor. C'était un exemple pour moi avec tout ce qu'il a fait dans le championnat de France, et la carrière qu'il a pu faire. Il m'a donné pas mal de conseils, et je suis très reconnaissant vis-à-vis de lui.
Oui. J'ai joué la semaine dernière avec Montpellier. On va dire que, physiquement, je ne suis pas au top mais je me sens bien. Il faut un temps d'adaptation. Je ne vais pas dire que je serai tout de suite à mon plus haut niveau mais je vais tout faire pour l'être. Je souhaite apporter le plus possible à l'équipe.
On ne va pas dire que c'est facile mais il n'y a pas de raison que cela se passe mal. Le discours de Jean-Louis Garcia a été très clair. Son objectif, c'est la montée. Et ce qui compte, c'est qu'aujourd'hui, je sois là. Après on ne sait pas ce qu'il va se passer par la suite. On ne sait jamais... Là, je parle du moment présent. Il faut travailler le mieux possible avec le groupe, apporter un plus à cette équipe, et approcher cet objectif.
Je ne vais pas me vanter mais on va dire que je suis grand et costaud ! [Rires] Mon jeu est basé sur la puissance et la vitesse. J'ai aussi un jeu de tête qui est pas mal. Maintenant, je suis venu à Lens pour progresser. Je veux passer un pallier et revenir plus aguerri.

Il y avait pas mal de clubs qui m'ont approché, et notamment des clubs de Ligue 1. Mais si c'est pour connaitre le même scénario qu'à Montpellier, m'assoir sur le banc et rentrer quelques minutes, ce n'est pas la meilleure solution pour moi. Pour moi le meilleur choix de carrière, c'est de redescendre afin de pouvoir revenir plus armé. Certes, c'est le championnat de Ligue 2 mais il y a de bonnes équipes. J'ai pu le constater lors d'un match en coupe de France où nous avions joué contre Tours avec Montpellier. Et cela n'a pas été un match facile. Je ne crache pas sur la Ligue 2. C'est un très bon championnat. Mon premier match en professionnel, c'était en Ligue 2, avec Roland Courbis. Comme Montpellier a longtemps été en Ligue 2, je suivais le championnat. Maintenant, j'ai hâte de commencer !
Oui, je l'espère car c'est vraiment un groupe de qualité. Il y a une vraie osmose entre les jeunes et les plus anciens. Par ailleurs, le fait que l'on ne parle pas trop de nous, a contrario du PSG qui subit une certaine pression médiatique, permet de travailler avec sérénité. Et cela nous réussit plutôt bien puisque nous sommes encore en haut du classement. Nous laissons parler les gens, et nous travaillons dans l'ombre, mais je pense que nous allons accrocher l'une des six premières places du championnat.
Je ne vais pas vous mentir. Dès que je suis arrivé, j'ai senti qu'il y avait une très bonne ambiance. Tout le monde s'entend bien, on rigole tous ensemble. En plus, ils m'ont très bien accueilli . Il ne manque plus que les résultats, et tout ira bien ! Je connais déjà Geoffrey Kondogbia, William Rémy et Jean-Eudes Maurice. Je n'ai pas encore subi de bizutage mais j'ai un peu la pression, là, car je pense que ça ne va pas tarder à arriver ! [Rires]