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C’était en stage de préparation, avant de débuter la CAN. Nous avions notre journée de libre. Je suis avec Oumar Sissoko [Metz].
Il n’y a rien au Togo ! Je vais appeler Razak [Boukari] pour me plaindre de son pays ! [Rires] Il y a beaucoup de Maliens là-bas. Nous sommes restés dix jours avant d’aller au Gabon. C’était bien même si nous n’avons pas disputé beaucoup de matchs amicaux. Mais on était tous ensemble, on a bien rigolé et ça nous a porté chance. Cette cohésion de groupe était très importante, surtout en Afrique car en général on a de bons joueurs, mais qui ne s’entendent pas tellement car tout le monde veut avoir son moment « de gloire ». Au Mali, c’était le contraire, même si on n’avait pas beaucoup de stars dans l’équipe. On jouait pour le groupe. Je ne veux pas devenir une star mais quelqu’un d’important pour le Mali.

On a joué les quarts, la demi-finale et le match pour la troisième place au stade de Libreville du Gabon. C’est un très beau stade même si on ne voyait pas nos supporters car il n’y avait que des Gabonais ! [Rires] Maintenant, l’Afrique met les moyens pour avoir de beaux stades, même s’il y a de petites choses à améliorer, comme le terrain qui n’est pas une galette. Mais, on ne va pas se plaindre, comparé à ce qu’il y avait avant.

C’était pendant l’hymne de la demi-finale contre la Côte d’Ivoire. C’était trop long car tu as le temps de penser à plein de choses. Il y a trop de trucs qui te passent par la tête sur le moment. Mais là, je ne sais plus à quoi je pensais. Je devais sûrement avoir un peu peur. [Rires]

Le maillot malien ! C’est une fierté, j’ai toujours voulu le porter. Même en sélection des moins de 20 ans. C’est une fierté de jouer face à des Zokora, Drogba… Je suis heureux ! C’est impressionnant mais sur le terrain, si tu ne tacles pas, c’est lui qui le fera ! [Rires] Sur le carré vert, il n’y a plus de Zokora et de Drogba. J’aime bien cette photo ! Je suis en train de mettre un petit crochet ! [Rires]

Les entraînements se passaient toujours bien car Alain Giresse aime rigoler. Il n’est pas strict, il ne nous met pas de pression. On faisait un peu ce que l’on voulait. Je pense que ça nous a aidés pendant les gros matchs, notamment lors de ma demi-finale face au Gabon. Avant le match, on écoute de la musique. On gérait comme on le voulait. Les deux leaders Seydou Keita et Cédric Kanté nous ont aussi beaucoup guidés.

C’était au coup de sifflet final du premier match, contre la Guinée. La Guinée nous a vraiment dominés mais on a gagné. Et on savait que le premier match était important. C’était un soulagement, tel qu’on le voit sur la photo avec Seydou Keita qui remercie Dieu. On s’est parlé et il m’a dit que c’était juste le début et que ça ce n’était encore rien.

[Eclats de rire] Ca c’est bien un Malien ! Je n’avais pas encore vu cette photo de supporters. Ils sont fous ! [Rires]

C‘était avec Cheick Diarra [Rennes] après avoir reçu nos médailles pour la troisième place, dans le vestiaire. C’est la deuxième médaille de ma carrière. J’en ai déjà eu une mais… on ne me l’a pas donné ! [Rires] C’était celle pour la montée de Ligue 2 en Ligue 1, avec Lens. Celle de la CAN, je l’ai donnée à ma maman. Elle l’a accrochée !